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Négociations sur la caisse fédérale de pensions Publica Berne, le 11 août 2005

Non au démanteèlement des prestations

Les négociations menées aujourd’hui par les associations du personnel de la Confédération et l’Administration ont fait apparaître que le personnel ne peut pas accepter la révision de la loi sur la caisse fédérale de pensions. Les syndicats réunis au sein de la Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC), à savoir : l’APC, le ssp et garaNto, ne sont pas les seuls à être de cet avis. Toutes les organisations présentes rejettent sans équivoque aucune cette révision. À la faveur de celle-ci, le Conseil fédéral entend assainir la caisse exclusivement sur le dos de son personnel, ce qui se traduira pas une dégradation massive des prestations, malgré une hausse des cotisations. Pour les employé(e)s de la Confédération, cette nouvelle détérioration de leurs conditions de travail est déraisonnable.

La CNPC dit non à la nouvelle loi parce qu’elle relève dans les faits à 65 ans l’âge de la retraite à la Confédération et réduit les rentes servies. Qui plus est, les assuré(e)s devront même s’acquitter de cotisations plus élevées. La CNPC est favorable à l’objectif consistant à consolider à long terme les finances de Publica. Ce n’est pas au personnel de porter la responsabilité des erreurs politiques commises par le passé, mais au Conseil fédéral. La Confédération doit participer aux coûts induits par le passage à la primauté des cotisations. Cela, d’autant plus que ce changement n’a pas été demandé par lui, mais par les institutions politiques. C’est le seul moyen pour elles de tenir la promesse d’un « changement sans démantèlement des prestations ». 

Une autre question est toujours sans réponse : comment le Conseil fédéral entend-il poursuivre le démantèlement du personnel en dégradant simultanément l’âge flexible de la retraite ? Pareille politique du personnel est non seulement antisociale, mais de manière flagrante étrangère à toute réalité. 

Par cette révision de la loi, la Confédération continue à détériorer sa position d’ores et déjà ébréchée sur le marché de l’emploi. La pétition signée par plus de 16'000 membres du personnel et déposée avant la pause estivale montre que les positions des syndicats bénéficient d’un large appui. Au plus tard lors des délibérations des Chambres, ils feront des propositions d’amélioration de la révision. 

Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC)
 

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